Interview de Jennifer Vorms-Le Morvan et Nicolas Wild autour de l’album Sunakali, la « Messi de l’Himalaya »

Partons à la découverte de cet album, tiré d’une histoire vraie – véritable message d’émancipation et de féminisme !

Couverture de l’album

Mes Premières Lectures : Bonjour à tous les deux et merci de prendre la parole sur notre site ! Pour commencer, pourriez-vous vous présenter ainsi que votre parcours pour nos lecteurs ?

Jennifer Vorms-Le Morvan : C’est la première fois que j’écris un livre pour enfants ! Au départ, je suis chercheuse et j’ai travaillé sur les moustiques qui transmettent des maladies, puis j’ai été réalisatrice pour la chaîne de télé ARTE et enfin j’ai créé ma propre librairie. Aujourd’hui je partage mon temps entre la France et l’Asie, la France où je travaille et l’Asie où je voyage ! Je compte terminer mon prochain voyage par le Népal pour revoir Sunakali (et les autres fillettes de l’équipe !)

Nicolas Wild : Bonjour, je m’appelle Nicolas Wild, je voyage et je fais de la BD. Je cumule souvent ces deux dernières activités dans mes romans graphiques où je parle de mes voyages, des récits de géopolitique amusantes tel que Kaboul Disco, Ainsi se tut Zarathoustra et bien d’autres choses…

Mes Premières Lectures : Vous venez de publier Sunakali la « Messi » de l’Himalaya aux éditions Cépages, dans la belle collection Racines du Monde. L’histoire incroyable mais vraie d’une jeune fille népalaise qui devient la plus célèbre attaquante de l’équipe féminine de football de son pays ! Merci pour ce beau message d’émancipation et de féminisme.

Comment s’est passée votre rencontre autour de ce projet et comment avez-vous eu connaissance de cette histoire vraie ?

Jennifer Vorms-Le Morvan : La naissance de cet album fait suite à 3 rencontres :

  • Je suis partie au Népal juste après le tremblement de terre pour donner un coup de main. On m’avait donné un contact sur place : Bhojraj Bhat qui est journaliste et documentariste. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble et il m’a beaucoup parlé du documentaire qu’il avait tourné en 2014 (Sunakali, Teenage girls journey to glory) et qui avait gagné beaucoup de prix dans des festivals.

J’y ai découvert la belle histoire de Sunakali et de ses amies …. Bhojraj m’a vraiment donné envie de parler de Sunakali, de cette possibilité d’émancipation des femmes grâce au sport ….

  • J’ai rencontré Bénédicte Petitot lorsque j’étais représentante et lorsque j’ai découvert sa collection « Racines du monde », je lui ai demandé si je pouvais raconter l’histoire de Sunakali ; elle a immédiatement dit oui …
  • Nicolas Wild est un ami et j’adore son travail, son humour … je lui ai demandé s’il aimerait illustrer Sunakali … je l’ai présenté à Bénédicte … Et voilà…

Pour la suite de la petite histoire :

Sunakali et une autre joueuse sont en première année d’école de commerce à Katmandou. Les autres filles sont rentrées au village et se sont mariées mais il semble qu’elles soient bien plus autonomes et indépendantes que les autres femmes du village.

Bhojraj a créé une fondation ; il souhaite collecter des fonds pour créer un terrain avec une école et des petits bungalows attenants entre tous les villages de la région afin d’y accueillir des fillettes … et continuer le travail d’émancipation et d’éducation …

Nicolas Wild : C’est ma pote Jennifer qui m’a raconté tout ça en revenant du Népal et en finissant un bon repas. Elle avait des étoiles dans les yeux en me racontant l’épopée de Sunakali. Elle m’a proposé de dessiner tout ça mais, n’ayant jamais fait de livre jeunesse, j’ai décliné plusieurs fois la proposition. Et puis elle a insisté et j’ai dit banco. Je ne regrette pas car je me suis bien amusé à illustrer le livre !

Illustration de Nicolas Wild

Mes Premières Lectures : Nicolas, sur quels supports travaillez-vous ? Quels outils et techniques utilisez-vous principalement ? Il me semble que cet ouvrage est votre premier album pour la jeunesse – avez-vous travaillé différemment ?

Chez Mes Premières Lectures, on espère que vous continuerez votre incursion sur ces terres !

Nicolas Wild : Et oui, c’est une première. Il s’agit d’une technique mixte, je fais le trait noir à la main sur papier, je scanne et ajoute ensuite les couleurs sur ordinateur. J’avais pris pour habitude de dessiner directement sur ordinateur, avec ce projet j’ai retrouvé les joies du dessin à la main. Je ne sais pas encore si je ferai un autre album jeunesse, l’avenir nous le dira !

Buuuut !

Mes Premières Lectures : D’ailleurs, la France accueille cette année la Coupe du monde féminine de football – allez-vous la suivre ?

Jennifer Vorms-Le Morvan : Honnêtement, je suis hermétique au foot même si mon fils y joue depuis plus de 10 ans ! Donc non, je ne vais pas suivre les matchs sauf si on me dit que Sunakali est sur le terrain !

Nicolas Wild : Oui, d’autant plus que j’habite à Lyon et que la finale ainsi que la demi-finale auront lieu ici !

Mes Premières Lectures : Avez-vous d’autres projets (en commun ou non) en cours ?

Jennifer Vorms-Le Morvan : Je pense à écrire une autre « histoire vraie » : un jeune cambodgien devenu un funambule professionnel. Et si Bénédicte souhaite l’éditer, et Nicolas l’illustrer, je dis ouiiiiii !

Nicolas Wild : En commun, non. En solo, je prépare un livre recueil de reportages court en bande dessinée qui devrait sortir en novembre. L’an prochain, je compte partir trois mois en Éthiopie pour un autre projet de roman graphique.

Premières Lectures : Y a-t-il des salons ou des dédicaces où nos lecteurs pourront vous rencontrer prochainement ?

Jennifer Vorms-Le Morvan : Le 12 juillet après-midi à La Tache Noire à Strasbourg.

Nicolas Wild : Oui, mais j’imagine que Jennifer a déjà répondu à cette question 🙂


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