L'auteur en dédicace à la bibliothèque Stanislas de Nancy

Rencontre avec Nicolas Beck pour partir sur Mars !

Anticipation et huis clos au programme avec Nicolas Beck et Lucca éditions !

Voilà presque six ans que j’attendais ce moment. Ces quelques minutes intenses inaugurant une aventure hors du commun, cette date tant espérée mais redoutée à la fois, qui marque une vie et l’histoire d’une génération : le lancement de Mars 2038 !

Extrait du roman Nix Olympica de Nicolas Beck, éditions Lucca.

Mes Premières Lectures : Bonjour Nicolas et merci de prendre la parole sur Mes Premières Lectures ! Pour commencer, pourriez-vous vous présenter ainsi que votre parcours pour nos lecteurs ?

Nicolas Beck : Mon parcours est d’abord marqué par les sciences, que je côtoie au quotidien pour les faire découvrir au grand public et aux scolaires. J’occupe aujourd’hui le poste de directeur de la vie universitaire et de la culture, à l’Université de Lorraine, ce qui m’amène à proposer, avec mon équipe, des moments de discussion autour de sujets de société : intelligence artificielle, réchauffement climatique, question du genre, entre autres, que nous abordons à travers des rencontres avec des artistes et des scientifiques. Vaste programme !

Aujourd’hui, c’est l’exploration spatiale que je propose comme sujet de discussion…

Mes Premières Lectures : Vous venez de publier votre roman Nix Olympica chez Lucca éditions. Pouvez-vous nous le présenter brièvement ? C’est votre première incursion en jeunesse il me semble ?

Nicolas Beck : Nix Olympica raconte ce qui sera la plus grande aventure scientifique et humaine du 21ème siècle, à savoir le premier vol habité vers Mars ! Les lecteurs sont invités à prendre place à bord du vaisseau qui décolle vers la planète rouge, pour découvrir tous les aspects de l’exploration spatiale. Si ça fait rêver beaucoup d’entre nous, c’est aussi un défi technique incroyable !

Le roman, sous la forme d’un journal de bord, nous plonge dans les coulisses de ce voyage hors normes. Voilà le sujet de ce roman d’anticipation accessible aux ados, dont j’ai envie de voir les yeux pétiller à l’idée d’un voyage vers Mars !

Mes Premières Lectures : Comment avez-vous connu cet éditeur à la ligne éditoriale très marquée, mêlant fiction et vulgarisation ? Quel est votre rapport à la science et à la vulgarisation ?

Nicolas Beck : Je suis tombé dans la vulgarisation quand j’étais petit. Très tôt, j’ai été passionné de géologie (et je collectionne encore les fossiles et minéraux) et ça m’a donné envie de poursuivre dans les sciences de la Terre tout en partageant largement ce sujet avec le grand public. J’ai ensuite fait de la médiation des sciences mon métier, ce qui m’a amené à réfléchir à différents outils que l’on peut exploiter pour faire découvrir les sciences : le théâtre, les jeux de rôle, mais aussi les livres, et en particulier les romans. Sensibiliser un public aux sciences à travers des romans me paraît une excellente démarche, participant à tordre les idées reçues sur le fait qu’il y aurait des littéraires d’un côté, des scientifiques de l’autre.

Et c’est par un contact en commun, sur les réseaux sociaux, que j’ai connu Lucca éditions : nous étions faits pour nous entendre !

Mes Premières Lectures : Ce roman est votre premier ouvrage de fiction « pure » si je ne m’abuse. Comment avez-vous abordé sa construction et sa rédaction ? Les personnages se sont-ils imposés d’eux-mêmes ?

Nicolas Beck : Si le fil conducteur de l’histoire s’est vite imposé (un voyage vers Mars), j’ai été amené à réfléchir de manière plus approfondie sur la structure du roman et sur les personnages. En effet, je n’avais jamais fait ce travail et j’ai dû prendre beaucoup de temps et de recul pour disposer d’une vue d’ensemble sur le récit. La construction en séquences successives m’a permis d’avancer progressivement sans me perdre dans mon texte. Quant aux personnages, je me suis vite familiarisé avec eux et j’avais l’impression qu’ils étaient à mes côtés quand j’écrivais !

Mes Premières Lectures : Un mot sur le travail d’illustration réalisé pour la couverture par David Moore, et pour les illustrations intérieures par Louis Diallo ?

Nicolas Beck : Les illustrations et la maquettes constituent, pour Nix Olympica, un vrai plus qui fait la différence avec d’autres ouvrages : en le prenant en main et en le feuilletant, c’est surprenant ! Je crois qu’on ne s’attend pas à un graphisme aussi travaillé. Les schémas et dessins sont un prolongement naturel du texte : comme dans tout journal de bord, on trouve des croquis et autres gribouillages. Pour la couverture, je suis ravi du résultat de cette commande passée à David Moore, qui est complètement dans l’esprit de ce que j’avais imaginé : elle fait rêver et elle est belle, cette couverture !

Mes Premières Lectures : Quels sont les premiers retours sur ce titre ? Avez-vous pu le « tester » sur des lecteurs autour de vous ?

Nicolas Beck : Les premiers lecteurs m’ont dit avoir été pris par l’histoire, le rythme, et par tout ce qui arrive à cette équipe de cinq astronautes aventuriers. Ma fille de 12 ans l’a dévoré en quelques jours et d’autres m’ont dit l’avoir fini en une soirée, c’est plutôt bon signe ! Qu’on soit passionné d’astronomie ou qu’on ait juste envie de s’envoler vers Mars pour s’échapper du quotidien, Nix Olympica me semble donc une bonne solution… Si la fin peut parfois surprendre, c’est aussi parce que j’ai voulu marquer les esprits et faire passer un message… mais je n’en dis pas plus !

Mes Premières Lectures : Quels sont vos prochains projets littéraires ?

Nicolas Beck : J’ai beaucoup d’idées mais pas de projet abouti, pour lequel je pourrais annoncer un scoop… Comme j’écris beaucoup, et pas que des livres, je continue aussi à rédiger des articles dans un magazine scientifique pour ado, Cosinus. Alors je laisse mûrir les projets et je ne me mets pas la pression.

Mes Premières Lectures : Où pourra-t-on vous retrouver en dédicace prochainement ?

Nicolas Beck : Je prépare des interventions pour début 2021, et ça commencera à la Nuit de Lecture, le 14 janvier à Nancy. Je propose une conférence interactive intitulée « Et si on allait sur Mars ? » avec l’idée d’embarquer le public dans un vaisseau spatial. En comme nous allons faire le voyage ensemble, je propose de s’interroger sur un certain nombre de sujets : comment choisit-on les astronautes ? Comment aller sur Mars ? Quelle est la vie à bord d’un vaisseau spatial ? Comment atterrir sur la planète rouge ? De quoi alimenter une discussion autour du livre, dont je lirai quelques extraits pour enrichir le propos.

À suivre sur le site de Lucca éditions !

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